
Le vent boursouffle mes rideaux.
Et je m'en vais quelque part par là
Mercredi 25 février 2009 à 0:11

Le vent boursouffle mes rideaux.
Et je m'en vais quelque part par là
Publié par Abby
Vendredi 23 janvier 2009 à 21:50
[ FIN. ]
Parce que je suis à bout.

Publié par Abby
Jeudi 22 janvier 2009 à 21:58

Mon quotidien d'ex-salope défigurée me suppure les organes. Les choses dont on ne se remet pas : 1) l'abandon. J'ai testé comme beaucoup d'autres. Et je suis devenue un hymne à la chasteté, assoiffée d'odeurs masculines, de rires graves et de pommes d'Adam. Je pourlèche mes lèvres boursoufflées à l'idée de corps maladifs, de longs cheveux ébènes autour des épaules et de tendons vigoureux.
Insecte, je me courbe au dessus d'une tasse de café, déliant mes nerfs, soufflant de ma bouche animale sur la noirceur du liquide. Noirceur du vide. Aigreur des régurgitations. Je sème des supplications et bourdonne, poings serrés, la frange barrant mon visage émacié incrusté de douleur, crachant des bouts de mon âme meurtrie dans les recoins de chambre vide.
Je pars en cavale imaginaire, constamment noyée dans mes plaintes, courant après moi-même, derrière cette ombre sombre et laide qui ne sourit plus, m'échappant de mes propres doigts. Je ne peux que prier.
Et je m'éclipse, en quête de mon pays des merveilles, une seringue plantée dans l'avant-bras.
Chantez pour moi.
Publié par Abby
Mercredi 21 janvier 2009 à 22:11
Y'a de l'abus.
Sérieux.

( Sinon, le mec de ma soeur est à nouveau en cellule. On priera pas pour lui.)
[...]
Publié par Abby
Dimanche 18 janvier 2009 à 19:55

C’était un dimanche soir jusqu’au bout des seins et j’ai toujours détesté les dimanches soirs. Je m’étais dit que sortir me ferait du bien, voilà pourquoi je me suis retrouvée chez les fous. Quelque part noyée entre deux avenues passantes, régurgitée à cinq arrêts de tramway du terminus, j’avais souri en m’asseyant sur un banc dégueulasse. La ville était bourrée de cette connerie d’agitation, de ces drôles de gonzesses déculottées et des jeunes hommes proprets qui se piquent les bras et tentent de refourguer du Haschich, du LSD, de l’héroïne et de la bonne beu à tous ceux qui se remuent devant eux. Y’avait une vieille outrée qui se plaignait en levant les bras « c’est quoi cette jeunesse, c’était pas ça de mon temps, et blablabla » mais tu la regardais trois secondes et tu te disais « Amen, mémé », ta robe fleurie, ton dentier en résine, ton haleine post-ménopause, tes petits gâteaux secs, ton église, ton dieu, et puis ? Et puis rien en fait. Comme les autres.
Il commençait à faire nuit et j’avais prévu de pas rentrer tard pour faire plaisir à mes géniteurs et également assurer mes pseudos-résolutions, mais j’ai eu un « léger contretemps » -mine pincée, air penaud- oui. Léger. Disons que j’ai croisé J. Ca aurait pu être n’importe qui d’autre bien sur, mais il a fallu que ce soit lui. Lui, au bras d’une certaine Ana. Il a fallu que je me lève pour lui gueuler dessus, que je me mette à rire fort, à parler de travers, à me morfondre sur moi-même, à lui refourguer des explications teintes de mensonges et de tristesse « reprends-moi dans tes bras, étouffe-moi une nouvelle fois », il a fallu que je me plaigne, que je supplique et suffoque, tant et si bien que lorsqu’il s’est éloigné je me suis posé l’ultime question : « Se défoncer ou ne pas se défoncer.» Souffrir moins et mourir plus ou souffrir plus et mourir moins. [...]
Mais comme disait mon cher Buk’ : « Quoi que vous donniez à la race humaine, elle s'écorchera avec et vomira dessus. ».
Rions-en.
Publié par Abby
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